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Numéro 3/4 - 2020

202034

N° ISSN : 0752-5656

Revue Archéologique de Picardie - Numéro 3/4 - 2020

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Brochure 21 x 29,7, couverture couché satin 350 g, quadri recto pellicullée

(168 pages sur couché 135 g)

Dos carré collé

Sommaire :

Des implantations du Mésolithique ancien dans la vallée du Thérain à Warluis VII (Oise) par Thierry Ducrocq, Anne Bridault, Nicolas Cayol, Sylvie Coutard & Hélène Seignac.

Le théâtre romain de Château-Thierry (Aisne) par Marjolaine Jouannetaud avec les contributions de François Blary, Laurent Camerini & Jean-Pierre Gely.

Nouvelles stèles découvertes à Amiens (antique Samarobriva) par éric Binet & Christine Hoët-Van Cauwenberghe.

Les racines alto-médiévales du village de Plailly (Oise) par Danaël Veyssier.

Une carrière de pierre de la fin du premier Moyen Âge au pied de l’enceinte tardo-antique de Senlis par Cédric Roms & Pierre Testard.

L’aile des Preuses du château de Coucy : nouvelle étude monumentale par Nathalie Nicolas-Giradot avec la collaboration de Benjamin Michaudel.

La cuisson des briques en meule à Saint-Quentin (Aisne) au début de l’époque moderne à partir des sources archéologiques par Christophe Hosdez & Freddy Thuillier.

Résumés :

Des implantations du Mésolithique ancien dans la vallée du Thérain à Warluis VII (Oise)

Entre 2000 et 2007, une succession de fouilles préventives a été menée sur une carrière étendue dans un fond de vallée tourbeux. Fouillé rapidement en 2003, le site VII de Warluis a livré des vestiges paléolithiques et mésolithiques.

Le Mésolithique est documenté par trois concentrations de vestiges. Leur position dans la zone basse de Warluis leur assure un âge Préboréal ou du début du Boréal.

Deux sont rapprochés du Mésolithique initial sur des critères techno-typologiques de l’industrie lithique. Il s’agit probablement de haltes assez brèves consacrées à un nombre restreint d’activités.

Nettement plus récente, la troisième est clairement datée de la fin du Préboréal. Les vestiges sont liés à un probable foyer où ont été brûlés du bois de noisetier, des coquilles de noisettes et des ossements d’animaux. L’interprétation s’oriente vers le bivouac d’une famille ou d’un petit groupe de chasseurs.

Cette étude est une contribution à une approche plus large des premiers 1 500 ans du Mésolithique à Warluis qui est menée à partir des nombreuses concentrations de vestiges repérées et fouillées sur les 40 hectares de la carrière

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Le théâtre romain de Château-Thierry (Aisne)

Une opération de sauvetage menée par l’Unité d’Archéologie de Château-Thierry en 2001 a permis de mettre au jour une portion du théâtre romain en limite sud de l’agglomération secondaire antique située sur le territoire communal. L’étude de l’édifice met en évidence une construction mixte en bois et en pierre. Et, elle questionne plus largement sur l’implantation du théâtre dans l’agglomération mais également au sein du territoire.

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Nouvelles stèles découvertes à Amiens (antique Samarobriva)

Au cours des dernières décennies, plusieurs centaines de sépultures antiques ont été trouvées à Amiens. Les aires funéraires qui ont pu être fouillées se situent, pour l’essentiel, à l’est de la ville et ont livré un certain nombre de stèles comportant une iconographie intéressante et inscrites pour certaines d’entre elles. Sont présentés ici quatre de ces monuments de la mémoire des habitants de Samarobriva récemment découverts : deux, dont l’état de conservation ne permet pas de préciser s’il y avait une épitaphe gravée, et deux autres, qui ont conservé le texte inscrit, pour l’un partiellement, pour l’autre presque intégralement. Il est possible de les mettre en lien avec des découvertes anciennes, ceci offrant de mieux connaître l’antique population de cette ville.

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Les racines alto-médiévales du village de Plailly (Oise)

Cette fouille fait suite à un diagnostic, réalisé en 2009, préalablement à la construction d’une mairie et d’immeubles d’habitation avec soubassements. Situé à quelques mètres de l’église Saint-Martin édifiée au XIIe siècle, ce site se caractérise par une occupation continue sans hiatus chronologique. La datation des vestiges s’échelonne de la période mérovingienne à l’époque actuelle, avec quelques tessons résiduels datés du Bas-Empire. Les habitations médiévales, modernes et contemporaines sont ancrées sur une occupation remontant au haut Moyen Âge.

L’établissement mérovingien se distingue principalement par la présence de fours à usage culinaire, un probable grenier, des sépultures et des fossés de parcellaire. En revanche, l’occupation carolingienne est essentiellement représentée par un four et des fonds de cabane. Des restes de bâtiments et des aménagements annexes, tels que des fosses et des trous de poteau, caractérisent le Moyen Âge classique et le bas Moyen Âge. À cette époque, il semblerait que le site commence à se réorganiser et glisser vers la rue principale du bourg.

Une fosse d’extraction, des fosses à plâtras ainsi que des bâtiments ont pu être attribués à la fin du bas Moyen Âge et à l’époque moderne. Ces fosses, comblées de matériaux de construction, attestent de la démolition des bâtiments des périodes précédentes. Ces bâtiments vont perdurer jusqu’à nos jours.

Bien que circonscrit par une emprise de 1 200 m², le site du "13-21, rue de Paris" est une fenêtre sur les origines de Plailly. La problématique, récurrente depuis des années, concernant la naissance des villages occupe une place importante dans la réflexion sur l’habitat médiéval.

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Une carrière de pierre de la fin du premier Moyen Âge au pied de l’enceinte tardo-antique de Senlis

Cette opération de diagnostic complète les données issues du sous-sol de Senlis. Elle met en évidence l’existence d’une ou plusieurs carrières de la fin du premier Moyen Âge, a priori à ciel ouvert. Ce site d’extraction se situe hors de l’enceinte tardo-antique, à proximité immédiate de la porte de Saint-Maurice dont la datation reste incertaine.

Datée de la première moitié du XIe siècle, cette carrière a pu alimenter des chantiers de construction prestigieux - reprises et modifications du château carolingien, chapelle octogonale de la cathédrale… - ou bien plus modestes.

Les vestiges de l’occupation du second Moyen Âge sont peu nombreux et se limitent à une fosse et un mur dont deux états ont été identifiés. Il est en l’état impossible de caractériser avec précision la nature de ces occupations.

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L’aile des Preuses du château de Coucy : nouvelle étude monumentale

Une étude archéologique préventive a été réalisée pour le Centre des Monuments Nationaux, préalablement à la restauration de l’aile des Preuses du château de Coucy (Aisne), en 2013. Au cours de cette étude de bâti, les orthoplans de chaque élévation, ainsi que le plan-masse du bâtiment, ont été générés à partir de levés lasergrammétriques. Ces documents graphiques ont servi / serviront de calepinage lors des travaux de consolidation en conservation de l’aile. Cette étude a permis de collationner des centaines de clichés des parements et d’examiner les relevés issus des dossiers de restauration conservés à la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine. Née de la confrontation de ces données inédites, une analyse de l’aile est proposée en considérant chaque phase de construction - les travaux de restauration y compris - non comme des épisodes successifs de l’histoire du monument, mais comme des entités aux interactions fortes, dont dépend le renouvellement de l’analyse archéologique.

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La cuisson des briques en meule à Saint-Quentin (Aisne) au début de l’époque moderne à partir des sources archéologiques

La découverte à Saint-Quentin (Aisne) de deux briqueteries temporaires, en 2007 puis 2009, nous a incité à proposer une analyse détaillée et comparative des structures de ces deux sites artisanaux restés inédits. Les résultats de ces deux diagnostics à l’emplacement de briqueteries temporaires sont d’un intérêt indéniable pour la compréhension du phénomène artisanal voire « proto-industriel » de la cuisson des briques en meule. Les deux fours à briques datés des XVIe-XVIIe siècles nous apportent un lot d’informations à la fois quantitatives et qualitatives pour une connaissance plus approfondie de ces structures de cuisson très singulières.

Le four de la rue du Docteur Cordier est du type « en fosse », de forme rectangulaire à parois naturelles rubéfiées avec la présence de deux canaux interrompus. Il est relativement bien connu au début de la période moderne principalement dans le nord de la France (régions Hauts-de-France et Île-de-France) et dans la région Grand-Est. Des fosses à parois verticales, découvertes à proximité du four, de faible profondeur et à fond plat permettent de déduire qu’il s’agit probablement de bassins de préparation de l’argile.

Celui de l’îlot Pontoile est à enceinte maçonnée avec deux accès latéraux. Sa chambre de cuisson est délimitée au moins sur trois de ses côtés par une épaisse paroi maçonnée en briques. Deux états ont été identifiés avec la réalisation de deux murs réduisant l’espace de la chambre de cuisson. À l’origine, elle est munie de quatre canaux de chauffe interrompus. Contrairement au four de la rue du Docteur Cordier avec ses comparaisons relativement nombreuses, celui de l’îlot Pontoile dit « à enceinte maçonnée » ne trouve, à ce jour, aucun équivalent en France pour la période des XVIe-XVIIe siècles.

Enfin, nous proposons une classification des fours à briques en meule du Moyen âge à l’époque contemporaine.

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