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Numéro 3/4 - 2018

201834

N° ISSN : 0752-5656

Revue Archéologique de Picardie - Numéro 3/4 - 2018

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Brochure 21 x 29,7, couvertures couché satin 350 g, quadri recto, pelliculée

(296 pages sur couché 135 g)

Dos carré collé

Sommaire :

• Georges-Pierre Woimant (1946-2018) par Jean-Claude Blanchet

• Les ensembles monumentaux du Néolithique moyen de Beaurieux "La Plaine" par Caroline Colas, Pierre Allart, Michelle Chartier, Claude Constantin, Lamys Hachem, Yolaine Maigrot, Laurence Manolakakis, Corinne Thévenet

• Apports de diagnostics et d’une modeste fouille sur l’âge du Fer dans la moyenne vallée de l’Oise entre 2002 et 2015 par Denis Maréchal ave la collaboration de Muriel Friboulet et Lionel Perret

• Ailly-sur-Somme, habitats et nécropoles laténienne et romaine sur le plateau dominant la vallée de la Somme par Lydie Blondiau avec les collaborations de Ginette Auxiette, Dominique Canny, Jennifer Clerget, Sylvie Coutard, Nathalie Descheyer, Gilles Laperle, Nathalie Soupart et Annick Thuet.

• Habitats alto-médiévaux en Picardie. Premiers bilans (2005-2014) sur les territoires de l’Aisne et de l’Oise par Louis Hugonnier, Germain Cuvillier, Gilles Desplanque, Caroline Font, Denis Maréchal, Sylvain Rassat, Danaël Veyssier, Sébastien Ziegler avec la collaboration d’Hélène Dulauroy-Lynch, Richard Fronty et Marjorie Galois

• Un four de potier médiéval à Saint-Léger-en-Bray (Oise). Structures et production céramique par Germain Cuvillier et Sandrine Mouny

• Introduction aux sources médiévales et modernes de l’histoire topographique d’Amiens par Ludovic Notte

 

Résumés :

• Les ensembles monumentaux du Néolithique moyen de Beaurieux "La Plaine"

La mise au jour de plusieurs ensembles monumentaux du Néolithique moyen I découverts dans le département de l’Aisne à 35 km à l’est de Soissons dans la micro-aire de Cuiry-lès-Chaudardes/Beaurieux fut une découverte inattendue. Le site se localise, en effet, dans un secteur de la vallée de l’Aisne, activement surveillé depuis les années 70 et ces trouvailles sont venues bouleverser les connaissances régionales.

Le site se compose d’un monument de type Passy accompagné de sa sépulture centrale, de deux autres monuments moins bien conservés et d’un bâtiment monumental de 80 m de long au minimum. La découverte d’un monument de type Passy en fait le point le plus oriental actuellement connu pour ce type de monument. Son association avec deux autres monuments est également inédite pour la région. De même, la monumentalité du bâtiment et sa forme restent pour l’heure sans aucun équivalent, de même que son association avec des structures de type Passy.

La forme et l’organisation des trous de poteaux en tierce de l’édifice orientent vers les cultures danubiennes tandis que ses dimensions le rapprochent davantage des cultures post-rubanées d’Allemagne ou de Pologne. Il est daté du Cerny à partir de tessons décorés Cerny et de datations radiocarbones qui le place plutôt dans l’étape ancienne du Cerny.

La discussion sur les datations radiocarbones obtenues, dont certaines très anciennes, nous permettent d’admettre que cette construction atypique appartient bien au Cerny, malgré un plan qui évoque fortement ceux de la culture antérieure.

La relation spatiale que l’édifice entretient avec les autres structures Cerny est discutée et c’est à partir de là que nous proposons d’interpréter ce bâtiment comme un lieu à vocation cultuelle en liaison avec les monuments de type Passy dont un seul a eu ou conservé sa sépulture axiale. Cette dernière, datée par le radiocarbone du Cerny, contenait un mobilier lithique et osseux.

Les observations et les questionnements qu’ont impliqué ce site qui reste unique, à l’heure actuelle, nous a donc permis d’approfondir les connaissances régionales sur les débuts du Néolithique moyen et incité à établir un nouveau bilan sur le Cerny de la vallée de l’Aisne, le dernier datant de presque 30 ans (Constantin 1992). Ceci a été rendu possible grâce à un mobilier, relativement abondant et diversifié, qui accompagnait ces découvertes.

Outre l’intérêt direct apporté par l’étude du mobilier - la faune était ainsi totalement inconnue et les corpus lithique et céramique bien plus conséquents que sur les autres sites - l’étude de ces dernières a été l’occasion de réexaminer les anciens corpus à la lumière des nouvelles données. L’industrie lithique a ainsi permis de mettre en évidence une production originale de lamelles et un fort héritage BQ/VSG que l’on retrouve aussi dans les caractéristiques générales du bâtiment monumental ainsi que dans l’utilisation massive du dégraissant osseux dans les poteries. L’étude de la céramique a aussi permis de revoir les hypothèses chronologiques proposée par C. Constantin en 1992, les paramètres observés sur la céramique de Beaurieux ne cadrant plus avec, notamment les associations dégraissant osseux/poinçon versus dégraissant à la nummulite/peigne. Elle a permis d’identifier précisément l’étape ancienne du Cerny (poinçon, peigne à deux dents, décor de bord individualisé, cordons) reconnue jusqu’alors dans l’Aisne par seulement deux fosses et de montrer que la céramique de Beaurieux qui détient aussi des paramètres usuellement associés à l’étape récente du Cerny (motifs et thèmes décoratifs curvilignes, spatules) se place probablement à l’extrême fin de l’étape « Videlles ».

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• Apports de diagnostics et d’une modeste fouille sur l’âge du Fer dans la moyenne vallée de l’Oise entre 2002 et 2015

Parmi les quatre sites de l’âge du Fer (Hallstatt final à La Tène moyenne) présentés, trois correspondent à des diagnostics qui n’ont pas aboutis à des fouilles. Néanmoins ces installations, malgré plusieurs réserves, apportent différents niveaux d’informations. Les plus petits pourront s’intégrer dans des corpus plus étoffés, alors que l’enclos palissadé de Verberie est d’office une donnée nouvelle localement pour l’occupation du Hallstatt. Le site de Chevrières de La Tène moyenne est aussi intéressant car s’il est mal préservé et occupé sur une courte durée (?), il s’intègre parfaitement à la problématique spatiale de la moyenne vallée de l’Oise et permet d’avancer des hypothèses nouvelles sur les plans des enclos laténiens.

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• Ailly-sur-Somme, habitats et nécropoles laténienne et romaine sur le plateau dominant la vallée de la Somme

Le gisement d’Ailly-sur-Somme montre une évolution depuis la période laténienne jusqu’au IIIe s. ap. J.-C. Il présente une organisation hiérarchisée très ostentatoire dominant la vallée de la Somme. La nécropole laténienne comporte neuf tombes reparties au sein de deux enclos fossoyés accolés. Un mobilier varié (céramique, métal, faune) caractérise les tombes les plus riches. Pour deux des tombes, le dépôt est en urne cinéraire céramique, ce qui est assez rare dans cette partie du département. L’occupation romaine se caractérise au sein d’un enclos curviligne qui englobe un petit enclos sub-rectangulaire qui sera matérialisé trois fois par un fossé et ensuite par un muret fondé sur une assise en craie.

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• Habitats alto-médiévaux en Picardie. Premiers bilans (2005-2014) sur les territoires de l’Aisne et de l’Oise

La recherche médiévale en Picardie connaît actuellement un regain d’intérêt avec la constitution d’une équipe de recherche composée des différents acteurs de l’archéologie publique œuvrant sur les territoires de l’Aisne et de l’Oise. Les premiers résultats présentés ici sont le fruit des deux premières années d’existence de ce collectif.

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• Un four de potier médiéval à Saint-Léger-en-Bray (Oise). Structures et production céramique

La présence à Saint-Léger-en-Bray d’un four de potier remarquablement conservé pour son ancienneté inscrit le village dans une activité commune à la région. Ce qui était subodoré, à savoir une production de terre cuite à Saint-Léger, est aujourd’hui attesté grâce à cette opération archéologique. Rien d’étonnant à cela car le village offre une facilité d’accès à toutes les matières premières utiles à la fabrication de poteries : un bois, de l’eau et des affleurements d’une argile plastique. Par ailleurs, la structure de ce four de potier témoigne d’une tradition technique connue par d’autres exemples locaux mais dont la plupart sont plus récents. Ici on a un nouvel exemple de four longitudinal piriforme avec voûte constituée de poteries emboîtées recouvertes de limon qui pourrait remonter à la deuxième moitié du Xe siècle. Concernant la typologie des céramiques associées à ce four, elle atteste d’une production standardisée qui concerne essentiellement des oules et des cruches parfois peintes dont la typologie et les comparaisons locales nous renvoient à la seconde moitié du Xe siècle jusqu’au milieu du XIe siècle. Le four ne constitue pas la seule trace de la période médiévale : un silo, un probable second four de potier, plusieurs fossés, des fosses et quelques niveaux de remblai sont les indices supplémentaires d’une véritable occupation qui remonte au moins au XIe siècle et qui perdure jusqu’au début du XIIIe siècle. Seule une fouille plus étendue permettrait d’appréhender l’emprise totale de cette occupation et plus particulièrement de l’atelier de production céramique.

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• Introduction aux sources médiévales et modernes de l’histoire topographique d’Amiens

La mise en perspective des opérations d’archéologie préventive urbaine amiénoise se confronte encore à l’exceptionnelle masse et diversité des archives médiévales et modernes sans équivalent dans l’espace picard. Cet article introductif présente et ordonne les principales séries de sources utiles à l’histoire topographique d’Amiens et propose une méthode d’équivalence des numéros de maisons partant de la numérotation de 1818 pour remonter jusqu’à celle de 1765. Les fonds parcellaires calés et identifiés de façon objective sur l’ensemble de la ville en 1765 pourraient, pour la plupart d’entre eux, être ensuite soumis à analyse régressive, susceptible d’être opérante pour une large portion du territoire urbain jusqu’au milieu du XVe siècle ; quelques fonds, des biens de mainmorte, sont documentés depuis le XIIe siècle. L’expérience documentaire tentée à l’occasion des chantiers du Bas-Parvis (2006/2207) et du Marché aux Herbes (2007) a démontré la nécessité d’une approche préalable systématique dans un cadre de recherche collectif.

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