Numéro 17 - 1999 Agrandir l'image
Numéro 17 - 1999

1999170

ISSN : 1272-6117

 

Actes du colloque international d’archéologie aérienne (Amiens, 15-18 octobre 1992). Hommage à Roger AGACHE.

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(478 pages + un supplément en couleur, Traces et Mémoires, 68 pages)

 

Sommaire :

 

- Bruno BRÉART et Frédéric NOWICKI : Remerciements.
- Roger AGACHE : Nécrologie du professeur Jacques Harmand (†1992).
- Roger AGACHE et Owen CHADWICK : John Kenneth Sinclair Saint Joseph (1912-1994).
- Christian GOUDINEAU : Préface.
- Bruno BRÉART : Avant-propos.
- Raymond CHEVALLIER : À Roger Agache
Conférences inaugurales
- Raymond CHEVALLIER : Le rêve de vol dans l’Antiquité.
- Roger AGACHE : “L’art” de l’archéologie aérienne et ses pièges. La prospection à basse altitude est-elle un jeu ? Un art ? Une science ?
- Roger AGACHE : Le bilan de 35 ans de prospections aériennes à vue est-il spectaculairement positif ou dangereusement illusoire ?
L’archéologie à l’étranger
- Otto BRAASCH : La libération du ciel à l’Est.
- Maurizio HARARI : Esquisse d’une histoire de l’archéologie aérienne en Italie.
- Giovanni DI STEFANO : La prospezione aerea nello studio del urbanistica delle poleis greche siceliote.
- Pierre LAHOUD : Les utilisations de la photographie aérienne pour un inventaire du patrimoine ; l’expérience québecquoise.
- Jan NORRMAN : Photographie aérienne des localités et des terres d’intérêt culturel en Suède.
Charles LEVA : Prospections aériennes de voies romaines en Belgique.
- Jean BOURGEOIS, Philippe CROMBE et Jacques SEMEY : Prospection aérienne en Belgique occidentale ; résultats et perspectives.
- Guy FAIRON : Contribution à la recherche archéologique aérienne dans le Sud belge.
- Maria Angeles MAGALLON et Francisco PELLICER : La fotografia aèrea en el valle del Ebro (España) ; investigaciones arqueológicas y geomorfológicas.
- Jurg LECKEBUSCH et Patrick NAGY : Photographie aérienne et archéologie dans la vallée de Stammheim (Suisse).
- Robert BEWLEY : Royal Commission on the Historical Monuments of England. A national mapping programme for England.
- Roger FEATHERSTONE : Royal Commission on the Historical Monuments of England. Co-ordinating aerial reconnaissance in England.
- Peter HORNE : Royal Commission on the Historical Monuments of England. The Yorkshire dales : a pilot project for the national mapping programme.
- Victoria FENNER : Royal Commission on the Historical Monuments of England. Hertfordshire : a pilot project for the national mapping programme.
- Paul J. GILMAN : Aerial archaeology in Essex (Great Britain).
- Frances M. GRIFFITH :The impact of aerial reconnaissance in Devon (Great Britain).
- David Raoul WILSON : Air photography of the remains of old garden in britain.
- Robert Fred HARTLEY : “Community archaeology”. An aerial perspective of recent developments in Leicestershire, England.
- Marilyn M. BROWN : Aerial reconnaissance and the development of the archaeological landscape in Scotland.
- Gillian BARRET : Relevé aérien d’archéologie en Irlande (1989-1991).
- Willy H. METZ : The role of integrating aerial prospection into the preservation of ancient monuments in the Netherlands.
- Alexandre Simon STEPHAN : Les fortifications de l’Âge du Fer en dacie (Roumanie) ; l’apport de la photo interprétation.
Apports méthodologiques
- Jacques AUBERT : La digitalisation.
- Stephane LAISNE et véronique TRIPEAU : Restitution analytique informatisée des photographies obliques. Implantation topométrique des structures sur le terrain.
- Pierre BEAUFRÈRE, Michel DABAS, Jean-Paul DÉCRIAUD (†) et Alain TABBAGH : Application de la thermographie aéroportée à la prospection archéologique.
Données régionales
- René GOGUEY : Archéologie aérienne de la Loire au Rhin ; du « dossier d’objectif » au plan de synthèse.
- Paul BRUNET : Archéologie aérienne en Brie (France).
- Bernard LAMBOT : Survol des structures funéraires et religieuses de l’Âge du Bronze aux sanctuaires gallo-romains en Champagne (France).
- Annie ÉTIENNE, Pascal EUDIER, Jean-Noël et Véronique LE BORGNE : Archéologie aérienne dans l’Eure (France).
- Gilles LEROUX : Archéologie aérienne dans le bassin occidental de la Vilaine (France).
- Maurice GAUTHIER : Recherches aériennes autour de la légendaire forêt de Brocéliande (France).
- Jacques DUBOIS : Archéologie aérienne en Touraine (France).
- Philippe DELAUNE : Mémoire de la terre tourangelle (France).
- Patrick PÉRIDY : Archéologie aérienne du bocage vendéen (France). État des recherches.
- Marcelle TALBOT-MARSAC et Marie-Claude BAKKAL-LAGARDE : l’apport de la prospection archéologique aérienne à la connaissance du rivage antique du golfe des Pictons (France).
- Jean VAQUER et Françoise CLAUSTRE : Archéologie aérienne et habitats préhistoriques en Languedoc occidental (France).
- Jean-Paul DELOR : Le Néolithique de la vallée de l’Yonne (France) à travers la prospection aérienne.
- Jean DESLOGES, Nathalie FORFAIT, Benjamin HERARD et Guy SAN JUAN : Les recherches aériennes dans la “Plaine de Caen”. Une contribution à l’étude des Âges des Métaux en Basse-Normandie (France).
- Marie-Yvane DAIRE et Loïc LANGOUET : Les enclos protohistoriques et gallo-romains du Nord de la Bretagne (France).
- Alain LELONG : Les enclos quadrangulaire du Dunois (France).
- Alain BOUTHIER : Parcellaires fossiles dans la vallée du Nohain au nord-ouest du département de la Nièvre (France).
- François VASSELLE : Étude comparative des théâtres ruraux gallo-romains de l’Oise (France).
- Gérard CHOUQUER : Les deux regards ou métaphore de l’archéologie aérienne.

 

Résumés :


« L’Art » de l’archéologie aérienne et ses pièges. La prospection à basse altitude est-elle un jeu ? Un art ? Une science ?

 

Dire que l'archéologie aérienne est un « art » serait une provocation, encore faut-il prendre conscience que la prospection à vue s'en rapproche singulièrement par ses multiples pièges et surtout par le fait que la photographie aérienne oblique basse, par nature sélective, est fondamentalement non-objective. Elle suppose une pré-interprétation par le choix des images prises, leur cadrage ou leur angle de prise de vue. Inconsciemment ou non, le chercheur impose ainsi sa façon de voir et, éventuellement même, de ne pas voir les structures qui ne correspondent pas à son attente. Affirmer que l'archéologie aérienne est une « science » serait tout aussi inexact, encore que certains « Trissotins » de l'archéologie voudraient le faire croire : en se gardant bien de dire qu’avec le plus simple des 24 x 36 et les plus banales des pellicules courantes, il suffit d'appuyer sur un bouton pour obtenir des images tout à fait satisfaisantes ; en prenant soin de rédiger des articles savamment incompréhensibles où il y a à boire et à manger, « l'inverse et son contraire » (afin de ménager leurs arrières) ; de les interpréter : le fin du fin étant de faire passer pour de l'Art ce qui n'est que maladresse (comme s'y entendent à merveille les spécialistes de l'art gaulois) ; en prétendant recourir constamment au « computer » (ça ne se dit plus, mais ça fait mieux) et aux formules mathématiques les plus cabalistiques, entre autres, au si cocasse « bilan hydrique intégré » ...

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La libération du ciel à l’Est

 

Après un début prometteur dans les années 1920 et 1930, le ciel de l'Allemagne de l'Est est resté fermé à la photographie aérienne depuis le début de la seconde Guerre mondiale. Cette constatation est la même pour les autres pays de l'Europe de l'Est. L'ouverture des pays de l'Est et, en particulier, la réunification des deux Allemagne ont à nouveau rendu possible des missions de survol à but archéologique depuis 1991. Cependant, la bureaucratie encore présente dans ces pays a rendu la progression difficile.

Le retard dans la recherche en Allemagne de l'Est est partiellement compensé par la facilité d'analyse des photographies. Les grandes étendues résultant de l'agriculture collective d'autrefois ont amené des découvertes impressionnantes, notamment le fossé circulaire régulier de Goseck. Le développement de l'infrastructure en Allemagne de l'Est, l'extension du réseau routier, par exemple, représentent une véritable course contre la montre pour les archéologues.

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Esquisse d’une histoire de l’archéologie aérienne en Italie

 

Dans l'histoire de l'archéologie aérienne en Italie, on peut distinguer quatre périodes fondamentales :

1°) les levés de ballon captif, ou dirigeable, exécutés en Italie entre 1902 et 1913 dans le but d'apporter de la documentation sur des zones de grand intérêt historique et topographique (telles que le cours et l'embouchure du Tibre, Pompéi, Ostie, la lagune de Venise) ;

2°) la première Guerre mondiale et son après-guerre, quand les exigences militaires ont beaucoup accéléré le progrès des techniques, à partir du moyen employé, c'est-à-dire l'avion ;

3°) la deuxième Guerre mondiale et son après guerre, quand on a découvert enfin la valeur même « pronostique » de la photo-interprétation et, surtout, par des prises verticales ;

4°) la situation actuelle où l'emploi combiné de photographies aériennes verticales et obliques permet d'obtenir d'excellents résultats, particulièrement dans les zones maintenant bonifiées de la plaine du Po.

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La prospezione aera nello studio de l’urnanistica delle poleis greche siceliote

La prospection aérienne dans l’étude de l’urbanisme des villes grecques siciliennes

 

Ces dernières trente années, la recherche sur les villes grecques de Sicile a connu de sérieux progrès. Aujourd'hui nous connaissons les principaux aspects de la topographie des installations coloniales, soit d'époque achéenne ou classique. Des résultats très complets ont été obtenus, surtout dans les recherches sur l'urbanisme et l'organisation des espaces urbains. La prospection aérienne a apporté une contribution essentielle, en particulier pour les sites anciens de Syracuse, Casmène, Camarina, Agrigente et Selinonte et met en évidence un urbanisme de type régulier, typique des installations dites « coloniales » ou « hippodamiennes ». La photographie aérienne a permis ainsi de commencer l'étude de ces installations urbaines qui constituent l'une des conquêtes fondamentales de la civilisation occidentale.

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Les utilisations de la photographie aérienne pour un inventaire du patrimoine : l’expérience québecquoise

 

En 1976, le Ministère des Affaires culturelles entreprenait une grande opération pour le repérage de son patrimoine. L'objectif était d'avoir une vue d'ensemble de la richesse patrimoniale du Québec d'en relever les concentrations ou les thèmes susceptibles de faire l'objet d'une recherche ultérieure et, cela, en un minimum de temps. C'est en tenant compte des ressources financières et humaines disponibles que l'on mit au point la formule du macro-inventaire, lequel porte aussi bien sur l'histoire et l'ethnologie que sur les paysages architecturaux et l'archéologie. Cette enquête pluridisciplinaire a permis une forte utilisation de la photographie aérienne, laquelle est rapidement devenue la pierre angulaire du macro-inventaire. La photographie aérienne a donc été appliquée à une échelle sans précédent pour le repérage du patrimoine. Ainsi, chaque municipalité du Québec (plus de 1 600) a fait l'objet d'une couverture photographique systématique. Ce sont plus de 300 000 clichés (20 cm x 30 cm) qui ont été réalisés et qui ont constitué le fondement sur laquelle les différents spécialistes ont construit leur base de données. L'utilisation qui en a été faite a vite démontré que c'était l'instrument de base par excellence, parce qu'il avait l'avantage d'être essentiellement neutre en nous renvoyant l'image, à vol d'oiseau, d'un patrimoine non idéalisé ni schématisé. La photographie aérienne, à titre d'outil d'inventaire patrimonial, a été d'un apport exceptionnel pour une identification rapide, mais exhaustive, d'un territoire aussi vaste que le Québec. L'avion a permis de réaliser en six ans ce qui aurait été accompli en 20 ans et à des coûts beaucoup plus exorbitants. Les diverses utilisations qu'on peut en faire sont fort nombreuses car cet inventaire photographique aérien se prête à plusieurs problématiques de prospection et d'aménagement du territoire.

English

 

 

Photographie aérienne des localités et des terres d’intérêt culturel en Suède

 

Seulement 7,5 % environ du territoire suédois sont constitués de terres cultivables ; le reste du pays est occupé par des forêts, des montagnes, des lacs, des marécages et des villes. Le besoin de recourir à l'archéologie aérienne a longtemps été considéré comme superflu, bien qu'un couple d'archéologues eût déjà effectué quelques vols d'essai dans les années 1930. En dépit de cela, l'archéologie aérienne durant ces dernières années a révélé de nombreux sites dans des espaces mis en culture. Le besoin immédiat de la photographie aérienne est de constituer une documentation vue du ciel sur des régions sur le point de subir de grands changements dus aux politiques agricoles dominantes actuelles. Dans un pays de 450 000 km2 il est très difficile pour un seul archéologue de couvrir toutes les terres arables par des surveillances aériennes. Le recours à l'archéologie aérienne, pour l'histoire et l'étude des terres cultivées varie grandement d'un pays à un autre. Mais, en Suède, comme dans d'autres contrées, la photographie aérienne est indispensable pour les archéologues.

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Prospection aérienne de voies romaines en Belgique

 

De 1964 à nos jours, au cours des survols réguliers du Centre Interdisciplinaire de Recherches Aériennes de Bruxelles, l'auteur a conduit une recherche approfondie de la voirie romaine sur le territoire de la Belgique actuelle. Le nombre de routes, de chemins et de tronçons épars détectés s'étend chronologiquement de l'Antiquité à l'époque actuelle. Une sélection de documents aériens où les tracés fragmentaires ne correspondent plus aux parcellaires récents et actuels, a été opérée pour retrouver la trame de voirie antique, en majeure partie détruite par l'érosion. Une détection pluridisciplinaire, associant la recherche aux méthodes de prospection au sol a permis une connaissance affinée de plusieurs noeuds routiers romains et de leur environnement physique et anthropologique.

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Prospection archéologique aérienne en Belgique occidentale : résultats et perspectives

 

L'archéologie aérienne en Flandre ne s'est vraiment développée que depuis une vingtaine d'années. Auparavant la région était peu prospectée. Les recherches systématiques se sont concentrées sur les provinces de Flandre orientale et occidentale. Il n'est pas possible ici de faire l'inventaire détaillé de toutes les découvertes en Belgique du Nord, mais on peut avancer que près de 40 000 diapositives ont été mises en mémoire à l'Université de Gand, couvrant des périodes allant de la Préhistoire aux temps modernes.

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Contribution à la recherche archéologique aérienne dans le Sud belge

 

Depuis plus de vingt ans, des prospections aériennes systématiques sont effectuées sur un territoire limité à l'est par le Grand-Duché de Luxembourg, au sud et à l'ouest par la France et, au nord, par la dépression de la Famenne. Cette zone couvre la Lorraine belge et une grande partie de l'Ardenne (+ 3 000 km2). Le paysage vallonné est composé de zones agricoles, à fortes proportions de prairies, ainsi que de nombreuses forêts. Ici, comme dans beaucoup d'autres régions, c'est la période romaine qui a particulièrement marqué le sol. Les grandes voies antiques (Reims-Trèves et Tongres-Metz) servent encore de référence au cadastre actuel. Au fur et à mesure des prospections, les traces de l'habitat rural (Rondelange, Habay-la-Neuve, Moyen) apparaissent et permettent une meilleure compréhension de l'occupation du territoire. Le plan des lieux de cultes, privilégiés, en bordure des grands axes est reconstitué progressivement (Warnach). Outre l' époque romaine, les traces de périodes plus anciennes (par exemple, un champ de tombelles de La Tène Il à L'Eglise) ou plus récentes (par exemple, un camp militaire de la guerre de 1914-1918 à Arlon) sont enregistrées et complètent la documentation du Centre de recherches.

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La fotografia aerea en el valle del Ebro (espana) : investigaciones arqueologicas y geomorfologicas

 

La détection des vestiges archéologiques en Espagne, et plus particulièrement dans la vallée de l'Ebre, par la photographie aérienne ne démarre pas, de manière systématique, avant les années 1970 sous l'impulsion de l'Université de Saragosse. Cependant, dès 1927, un vol sur le Bassin de l'Ebre, avec prise de vue verticale au 1/10 000e, avait montré la voie où devait s'orienter la recherche. D'autres missions, en 1944,1956-1957 ont couvert le territoire espagnol. Grâce à ces documents relativement anciens, les chercheurs espagnols peuvent suivre l'évolution et la modification des paysages naturels et cultivés.

Comme dans les autres pays d'Europe, le développement des méthodes modernes d'irrigation et de mise en valeur des terres demeurées incultes dans la vallée de l'Ebre, constitue un handicap pour la préservation des vestiges du passé. L'enregistrement du paysage par la photographie aérienne constitue le meilleur moyen pour prendre de vitesse les destructions dues à ces évolutions techniques.

C'est dans le domaine lié aux études sur le peuplement antique, aux voies de communication et aux cadastres romains que la photographie aérienne a été le plus utile et a apporté le plus de renseignements. À ces recherches s'ajoutent les études géomorphologiques du bassin de l'Ebre qui permettent de connaître les phases évolutives résultant de l'interaction entre les caractéristiques climatiques locales et l'intensité de l'occupation humaine.

 

 

Photographie aérienne et archéologie dans la vallée de Stammheim (Suisse)

 

La vallée de Stammheim, située au nord du canton de Zürich, est une contrée très intéressante concernant l'histoire de sa colonisation. C'est une plaine assez large qui est orientée du nord au sud. C'est le Rodenberg, au nord, qui la sépare de la vallée du Rhin ; au sud, ce sont des petites collines de moraines qui isolent le territoire de la vallée de la Thur. Jusqu'au début du XXe siècle, il y avait beaucoup de marais dans cette vallée. Aujourd'hui, c'est une plaine agricole très productive. Au bord de cette vallée, il y a différentes collines fertiles qui sont très propices à une implantation humaine. Là sont situés la plupart des villages. Le sous-sol se compose, dans la plupart des cas, de matériaux glaciaires (cailloutis), c'est-à-dire un bon terrain pour la photographie aérienne. Les vestiges humains actuellement les plus anciens datent du Néolithique, mais une colonisation mésolithique est aussi possible. Au cours des dernières années, la recherche scientifique s'est dirigée de nouveau vers cette région, d'une part, à cause des travaux de K. Wanner qui s'est occupé des sources historiques concernant la colonisation dans le Nord de notre canton et, d'autre part, à cause des photographies aériennes. Depuis 1989, on a déjà découvert, grâce à la photographie aérienne, deux villages désertés du Moyen Âge. L'un peut être associé avec le nom de « Appilinhusin » (le moderne Appelhusen). Les plus vieilles sources historiques sur ce village datent du IXe siècle. Un projet scientifique émanant de l'archéologie cantonale de Zürich essaie maintenant, en employant différentes méthodes de prospection, d'explorer en détail cette vallée.

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Royal Commission on the Historical Monuments of England. A national mapping programme for England

 

Plus de 50 ans de photographie aérienne ont apporté une somme considérable d'informations sur les sites archéologiques et les reconnaissances actuelles en fournissent toujours plus. Pour obtenir le maximum d'informations à partir de photographies aériennes, un programme national de cartographie (NMP) a été mis en place par la Commission royale des Monuments historiques d'Angleterre (RCRME). Ce programme s'est développé à partir de projets de cartographie des anomalies de paysage des hautes plaines du Yorkshire et de quatre projets pilotes créés conjointement dans les années 80 par la Fondation pour le Patrimoine. Ces projets cartographiront les comtés du Kent et de l’Hertfordshire et deux zones archéologiquement importantes : la vallée de la Tamise et les vaux du Yorkshire. Cet article fournit l'historique du NMP et expose les résultats de deux des quatre projets pilotes : l’Hertfordshire et les vallons du Yorkshire.

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The Royal Commission of the Historical Monuments of England. Co-ordinating aerial reconnaissance in England

 

La majorité des photographies aériennes concernant l'archéologie a été réalisée il y a plus de 70 ans. Depuis cette époque de nombreuses personnalités et organisations ont développé les nécessaires études techniques et les structures de travail pour exploiter ce potentiel photographique. En 1967, la Commission royale des Monuments historiques d'Angleterre (RCRME) a créé son propre programme de photographies aériennes et, depuis 986-1987, est aussi responsable de la coordination des subventions accordées aux photographes aériens individuels en Angleterre.

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Royal Commission on the historical monuments of England. The Yorkshire dale. A pilot project for the national mapping programme

 

Entre 1989 et 1992, l'Unité de photographie aérienne de la Royal Commission on the Historical Monuments of England (RCHME) a examiné des clichés aériens couvrant 2 729 km2 du territoire au nord de 'Angleterre.

Les informations archéologiques ont été cartographiées à l'échelle du 1/10 560e et une base de donnée spéciale (MORPH) a été utilisée pour créer plus de 10 000 enregistrements relatifs aux sites archéologiques de toutes périodes allant du Néolithique au vingtième siècle.

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Royal Commission on the historical monuments of England. Hertfordshire. A pilot project for the national mapping programme

 

Entre 1990 et 1992, le Service de photographies aériennes de la Commission royale des Monuments historiques d'Angleterre examinait les photographies aériennes obliques prises sur le comté de d’Hertfordshire (1 600 km2). Les informations archéologiques ont été cartographiées à l'échelle du 1/10 000e et un enregistrement informatique des sites archéologiques a été créé. Les bases de données, MORPR, contiennent 2 639 relevés relatifs aux sites de la période néolithique au vingtième siècle.

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Aerial archaeology in Essex (Great Britain)

 

L'expérience du Service de l'Archéologie du Conseil du comté d'Essex démontre que, pour obtenir les meilleures performances, les prospections terrestre et aérienne doivent se combiner. On peut utiliser les résultats obtenus pour établir des projets de recherche, de classification et de protection. Notre travail a aussi démontré que la prospection aérienne peut apporter une contribution très utile dans diverses régions. À vrai dire, le littoral ne constitue pas la limite du domaine de l'archéologie aérienne.

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The impact of aerial reconnaissance in Devon (Great Britain)

 

Tandis que les débuts de la prospection aérienne en Grande-Bretagne ont été effectués, dans la plupart des cas, dans le Sud et l'Est du pays, la recherche dans l'Ouest est, en revanche, beaucoup plus récente. Ici, la prospection et la photographie se sont appuyées sur les vestiges bien préservés des hautes terres de l'Ouest, comme Bodmin Moor (Cornouaille) et Dartmoor (Devon), où la photographie aérienne a joué un rôle très important pour établir la cartographie des sites archéologiques. L'étude du Sud-Ouest de la Grande-Bretagne a été dominée depuis longtemps par l'archéologie des landes montagneuses où on a cru que ces régions des hautes terres étaient occupées préférentiellement à l'époque préhistorique. Depuis les années 50, cependant, la prospection aérienne par le Professeur Saint Joseph et David Wilson de Cambridge a indiqué que ces pays de l’Ouest pouvaient aussi faire preuve d'anomalies de végétation dans les plaines cultivées. Depuis les années 80, les programmes régionaux de reconnaissance ont examiné ces terrains bas par des survols plus intensifs. Le climat, les sols et les cultures sont également moins propices aux anomalies phytographiques dans l'Ouest que dans l'Est et la reconnaissance par les prospecteurs aériens régionaux, ou locaux, offre certainement la méthode la plus efficace pour saisir les occasions limitées pour la prospection par avion. Les résultats des dernières années ont transformé également notre vision sur l'occupation préhistorique et romano-britannique des plaines du Sud-Ouest de l'Angleterre et du Pays de Galles, sur la nature de la conquête romaine aussi bien que notre perception de la relation entre les terres hautes et basses de ces régions.

English

 

 

Air photography of the remains of old gardens in Britain

 

Les vestiges des jardins détectés grâce aux anomalies phytologiques ont été pendant longtemps ignorés par la plus grande majorité des archéologues de terrain britanniques, n'étant étudiés que par quelques spécialistes. Il est maintenant devenu clair que de tels restes sont très répandus et subsistent souvent sous forme de micro-reliefs terrestres alors que la maison qui leur était associée a complètement disparu. Sur certains sites, les traces des jardins dissimulent parfois ceux des précédentes périodes d'occupation ; à cause de la suppression des monastères par le roi Renri VIII, c'est devenu la règle générale sur les sites monastiques. La plupart des jardins du début du XVIIIe siècle ont habituellement été labourés, mais ils peuvent maintenant être détectés à travers le sol et les anomalies de terrain. Mêmes les jardins des XIXe et XXe siècles révèlent leurs secrets quand les motifs des parterres décoratifs réapparaissent sous les pelouses modernes par temps de grande sécheresse.

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« Communauty archaeology » - An aerial perspective of recent developments in Leicestershire, England

 

En 1973, trois archéologues travaillaient à plein temps dans le comté ; en 1992, ils étaient 29 dont 11 permanents. Ce sont plus de 10 000 sites qui sont recensés. Sur ce total, 1 200 ont été repérés par la photographie aérienne dont 80 % par un chercheur amateur, James Pickering. Dans le Leicestershire, ce sont surtout des sites médiévaux et post-mécliévaux qui sont représentés par des reliefs de terre qui correspondent à des établissements créés entre le IXe et le XVllIe siècle. Le travail de James Pickering a aussi porté sur la période préhistorique, dans des zones inhabitées avant la conquête romaine.

English

 

 

Aerial reconnaissance and the developpement of the archaeological landscape in Scotland

 

Le caractère prédominant des hautes terres d'Écosse a influencé la manière dont a été effectué l'enregistrement archéologique depuis le XVIIIe siècle jusqu'à nos jours. Des travaux récents, poursuivis à la fois aussi bien au plan théorique que pratique, sur la prospection archéologique, ont conduit à une approche spatiale plus globale plutôt qu'à un repérage limité à des sites ponctuels. La prospection aérienne a été particulièrement utile pour détecter les vestiges de parcellaires préhistoriques et médiévaux ainsi que ceux concemant les méthodes d'agriculture. La prospection aérienne et la reconnaissance d'anomalies de croissance de végétation ont beaucoup contribué aux progrès réalisés par l'archéologie sur les terres basses d'Écosse. Il est fait particulièrement référence aux découvertes d'occupation néolithique et à la reconnaissance archéologique de nouvelles formes de paysages traditionnels dans le Sud-Ouest de l'Écosse.

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Relevé aérien d’archéologie en Irlane (1989-1991)

 

Un programme triennal de surveillance aérienne et de photographies obliques, entrepris entre 1989 et 1991, totalisant 90 heures sera examiné. La quantité et la qualité des impacts des survols aériens sur l'enregistrement archéologique seront les deux thèmes majeurs étudiés. Les résultats de l'enquête dans l'Ouest de l'Irlande et des vues aériennes des terres seront comparés avec les plus fertiles surfaces du Sud-Est, particulièrement les grands systèmes fluviaux de la Nore et du Barrow ; l'utilisation des survols aériens comme contrôle de la vitesse d'accélération de l'évolution du paysage de l'Irlande est associée avec les implications archéologiques. Une étude particulière sur la péninsule de Dingle dans le Sud-Ouest de l'Irlande démontrera les sérieuses répercussions du développement des terres agricoles sur les ressources archéologiques et sur la qualité du paysage.

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The role of integrating aerial prospection into the préservation of ancient monuments in the Netherlands

 

Déjà en 1926 et 1932, des pilotes avaient pris des vues aériennes pour assister les fouilles aux environs de Laren et dans la province de Groningen ; juste avant la seconde Guerre mondiale, Von Frijtag Drabbe avait exploité des photographies aériennes verticales pour la recherche archéologique. Les survols continuèrent après la guerre à une échelle modeste à cause des contraintes financières et pratiques. Récemment, l'Université d'Amsterdam s'est donnée les moyens de contribuer à la préservation des sites archéologiques dans un programme de survols aériens en trois points :

1°) - contrôler les sites archéologiques sous protection ou non ;

2°) - identifier et localiser les sites potentiels, comme préliminaire à une protection légale ;

3°) - assurer une cartographie des sites et monuments.

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