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Numéro 1/2 - 2019

201912

N° ISSN : 0752-5656

Revue Archéologique de Picardie - Numéro 1/2 - 2019

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Brochure 21 x 29,7, couverture couché satin 350 g, quadri recto pellicle

(276 pages sur couché 135 g)

Dos carré collé

Sommaire :

• Bazicourt (Oise) "Les Terres Madame", une nécropole de La Tène ancienne par Estelle Pinard, Muriel Friboulet & Ginette Auxiette

L’artisanat du fer dans l’établissement gallo-romain d’Etreillers (Aisne) par Nathalie Soupart, Laurent Duvette & Benjamin Jagou avec la collaboration de Christophe Dunikowski

L’occupation du sol dans le Valois (Aisne et Oise) de la Protohistoire au début du Moyen Âge. Bilan de vingt-et-une années (1994-2014) de prospections pédestres par Denis Maréchal, Jean-Pierre Tymciow & Véronique Pissot.

2000 ans de vestiges dans le quartier Sainte-Anne de Senlis (Oise) par Kateline Ducat et al.

Une fibule scandinave (style de Borre, Xe s.) découverte dans les environs d’Hesdin (Pas-de-Calais) ? par Ludovic Notte.

Thérouanne vouée aux gémonies : une archéologie urbaine au cœur d’un village par Vincent Merkenbreack.

Résumés :

Bazicourt (Oise) "Les Terres Madame", une nécropole de La Tène ancienne

L’intervention archéologique a eu lieu sur la commune de Bazicourt au lieu-dit "les Terres Madame", en amont de la construction d’une canalisation de transport de gaz par GRT Gaz (Arc de Dierrey, tronçon 3, site 3). L’emprise prescrite se situe sur le bas du versant sud du plateau surplombant la moyenne vallée de l’Oise, face au méandre de Pont-Sainte-Maxence.

Cent quinze structures ont été mises au jour, se répartissant en quatre occupations (habitats et nécropoles) de l’âge du Bronze final et du début du second âge du Fer.

La nécropole La Tène ancienne comprend trente-huit sépultures dont dix-sept inhumations et vingt et une incinérations, s’ajoutent trois fosses à offrandes, deux enclos funéraires quadrangulaires et un bâtiment sur quatre poteaux. Les inhumations comme les incinérations s’inscrivent dans les gestuelles funéraires de tradition Aisne-Marne.

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L’artisanat du fer dans l’établissement gallo-romain d’Etreillers (Aisne)

L’évaluation archéologique de l’établissement antique d’Étreillers (Aisne) a permis la mise au jour de portions d’enclos fossoyés au sein desquels étaient implantés quatre bâtiments sur poteaux. Nous avons observé deux phases de réaménagement entre la fin de La Tène finale et le troisième quart du Ier siècle ap. J.-C. Hormis un léger agrandissement de la surface enceinte, le site évolue sans modifications majeures, au moins au niveau de la répartition spatiale des édifices.

Le site a livré une grande variété de structures et de déchets liés à une activité sidérurgique qui apparaît dès 25 avant notre ère. Les témoins d’une activité de forge sont attestés sur deux zones distinctes à l’intérieur de l’enclos et dans les fossés périphériques. Ils se caractérisent par la présence de scories en culot, de battitures, et plus rarement de fragments de métal coupé, des matériels typiques et d’autres indices comme des structures de combustions.

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L’occupation du sol dans le Valois (Aisne et Oise) de la Protohistoire au début du Moyen Âge. Bilan de vingt-et-une années (1994-2014) de prospections pédestres

Cet article présente le bilan de vingt et une années de prospections pédestres dans la région de Crépy-en-Valois. La cohérence du travail effectué permet de poser les premiers jalons chronologiques de l’implantation humaine dans un secteur jusqu’à présent méconnu. L’accent est mis sur l’évolution de l’occupation gallo-romaine entre le Ier et le IVe siècle. Les écueils relatifs à la méthode doivent nuancer les résultats avancés.

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2000 ans de vestiges dans le quartier Sainte-Anne de Senlis (Oise)

La fouille réalisée du 1er décembre 2010 au 8 mars 2011 sur 1 120 m² dans le centre ville historique de Senlis, a révélé une forte densité de vestiges de l’Antiquité aux Temps Modernes. Le site se situe à l’est de l’urbs antique, mais dans l’enceinte du XIIIe siècle. L’occupation du Ier siècle à l’aube du Ve siècle s’illustre par la construction de thermes et dépendances, de caves, et enfin la désertion progressive du site au profit d’un système défensif fossoyé. Une fois l’enceinte achevée, la population et l’artisanat se déplacent en secteur intramuros. Le haut Moyen Âge n’est pas représenté ici mais à partir de la fin du XIe-début du XIIIe siècle, une nette densification du bâti est observée jusqu’aux Temps Modernes. Un vaste hôtel puis collège doté d’annexes occupe le centre de l’emprise tandis qu’au nord, se développent en front de rue des enseignes (échoppes, auberges et habitat sur caves voûtées), donnant rue Bellon. Le remploi d’une majorité de maçonneries jusqu’aux XVIIIe-XIXe siècles est significatif de la métamorphose du bâti dans cet îlot urbain remarquablement dense, organisé autour d’axes forts et pérennes tels que le decumanus Bellon au nord de l’emprise et la rue des vignes, rue Vieille puis rue Royale à l’est du site.

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Une fibule scandinave (style de Borre, Xe s.) découverte dans les environs d’Hesdin (Pas-de-Calais) ?

Une fibule en alliage cuivreux découverte en août 2016 par un détectoriste dans les environs immédiats d’Hesdin (Pas-de-Calais) peut être rattachée à la classe Jansson II.D des fibules circulaires en style de Borre. Datable de la première moitié du Xe siècle, le groupe est essentiellement diffusé dans le domaine scandinave (Danemark, Suède, Féroé, Danelaw). Dénué de contexte archéologique, le vecteur de l’importation (par l’intermédiaire du Danelaw ou de la Frise ?) et sa signification (commerce, transit, hétérogamie…) ne peuvent encore être déterminés.

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Thérouanne vouée aux gémonies : une archéologie urbaine au cœur d’un village

Depuis 2009, la Direction de l’archéologie du Pas-de-Calais a effectué quinze opérations archéologiques au sein de Thérouanne. Exceptée une fouille programmée, toutes ces interventions archéologiques correspondent à des diagnostics préventifs. En totalité, ce sont 48 024 m² qui ont fait l’objet d’investigations archéologiques. De nouveaux éléments de réflexions se dessinent grâce aux découvertes récentes et pour certaines inédites, données tant sur la ville antique que médiévale et moderne, et à la fois sur un plan purement topographique mais également pour une approche stratigraphique de la ville à travers les siècles. Finalement voué aux gémonies, ce petit village de la Morinie se révèle à chaque fois un peu plus grâce à l’archéologie : à Thérouanne, une archéologie urbaine au coeur d’un village.

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