NUMÉRO 29 - 2013 Agrandir l'image
Numéro 29 - 2013

2013290

ISSN : 1272-6117

 

Origines et développements d'une cité médiévale

Château-Thierry

 

François Blary

Préface de Michel Bur - membre de l'institut

 

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Origines et développements d’une cité médiévale  -  Château-Thierry. 

 

Ouvrage format A4 de 632 pages en quadrichromie sur papier couché 135 g. 

Couverture quadrichromie, cartonnée, sur couché satin 350 g, pelliculée, dos rond, cousu collé. 

Très nombreuses illustrations en couleur.

 

Il est disponible

SOMMAIRE

Remerciements et collaborations

Avant-propos par Philippe Racinet

Préface par Michel Bur

 

Introduction

 

Acquisition des données et  confrontation des sources

 

La formation du paysage

Analyse toponymique

Analyse morphologique

Dynamique du paysage et évolution

 

Origines urbaines

Du vicus au castrum – Ier-VIIIe siècle

Du castrum au burgus - IXe au XIe siècle

Naissance du burgus- Xe-XIe siècle

 

Développements urbains

Évolution du Château - XIIe au XVIe siècle

Les manifestations de la puissance publique

Les espaces religieux

L’espace civil

 

Conclusion

Sources écrites et bibliographie

Résumés 

 

 

CD-rom

 

Tableau synoptique de l’histoire de Château-Thierry

Principaux apports des investigations  archéologiques menées de 1987 à 2012

Inventaire monographique des 200 caves et salles basses

Inventaire analytique des 143 pièces inédites de la collection Joursanvault 

conservées à Château-Thierry

Pièces justificatives transcrites

 

Résumés :

Château-Thierry constitue un bel exemple de petite ville d’accession médiévale aux marches de la Champagne. Si des analyses géographiques et historiques ont été consacrées aux petites villes, rares sont celles d’archéologues exploitant systématiquement les données des archives du sol en recherchant parallèlement les bâtis encore en élévation de tous ses composants. Le contexte archéologique favorable de cette ville participe clairement à cette dynamique d’acquisition et de renouvellement des sources pour la topographie historique et l’étude des structures du tissu urbain. Ainsi comprises, les archives du sol, méthodiquement explorées et exploitées deviennent un matériau neuf nourrissant la réflexion et la problématique de l’étude historique urbaine. L’étude porte principalement sur la période comprise entre le VIIIe siècle, début de la constitution du comté de Vermandois et le XVIesiècle, où la ville affirme son statut urbain en devenant chef-lieu de duché pairie.

 

L’émergence de cette agglomération est intimement liée à la création d’un château dominant la rivière de Marne. L’archéologie et les sources écrites signalent la constitution précoce d’une turris dès la première moitié du Xe siècle dans le castrum, probablement en relation avec la volonté d’établir une principauté territoriale herbertienne. Seules les archives du sol  témoignent des origines plus anciennes de ce site aux Ve-VIe siècles. Il s’agit d’un castra antique ou d’une résidence aristocratique du haut Moyen Âge.

 

L’évolution de la fortification du château du XIIe au XVe siècle et de quelques éléments significatifs de la résidence aristocratique comme les cuisines monumentales et leur approvisionnement en eau, des XIe et XVe siècles révélés par les fouilles, le bâti conservé et les comptes de construction, montrent la magnificence et le rayonnement du Prince. Cette dynamique d’évolution trouve son parallèle mais aussi une certaine originalité dans la manifestation de la puissance publique de la ville dans la construction de l’enceinte urbaine, du contrôle du pont et de la maîtrise de la rivière. Les espaces religieux et civils sont également étudiés et indiquent de nouveaux éléments à cette réflexion. En dépit des bouleversements de l’urbanisme moderne et des guerres, de nombreux composants inédits antérieurs au XVIe siècle, ont été redécouverts et restitués comme cette halle aux grains du XIIIe siècle du quartier marchand et artisanal de Saint-Crépin, issu du domaine de l’abbaye de Chézy. Le rôle des monastères ruraux dans le développement urbain est peut-être à reconsidérer. L’organisation des maisons de ce même quartier en 1311 révèle l’existence d’une communauté juive tossafiste extra muros, dès le XIIe siècle. Les données issues des analyses du bâti et des archives du sol de l’habitat privé du bourg fortifié restent trop rares. D’autres approches ont été tentées. Le corpus des 200 salles basses inventoriées renseigne l’organisation du tissu urbain et indirectement la structuration interne de l’habitat, comme le montre la typologie des formes des voûtes médiévales de ces salles souterraines annexes de la maison à vocation artisanale, jusque-là ignorées.

 

Un imposant patrimoine est ainsi redécouvert, sa relecture permet de proposer une nouvelle histoire de la ville. L’évolution du cours de la rivière, l’alimentation en eau, l’approvisionnement en pierre sont autant de points importants pour lesquels l’archéologie urbaine tire profit de ses rapprochements avec les sciences de la nature et tout particulièrement la géologie. Si l’archéologie apparaît bien comme un élément dynamisant, la problématique de l’histoire de la ville, ses modes d’approche doivent être multipliés et étendus pour acquérir des données nouvelles. L’analyse du parcellaire, l’analyse archéologique du bâti ou encore l’exploitation stratigraphique des archives du sol jointes à une étude rigoureuse des sources écrites et iconographiques apparaissent comme autant de méthodes irremplaçables pour l’étude des phénomènes urbains. Ces méthodes ne sont pas nouvelles, elles sont rarement utilisées de concert sur un même espace à étudier. Leur mise en œuvre conjointe relève d’une seule et même discipline : l’archéologie historique. Cette démarche scientifique ou du moins méthodologique révèle tout un faisceau de questions auxquelles l’archéologie apporte des réponses concrètes.

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