La néolithisation de la Grande-Bretagne et de l’Irlande : plusieurs processus, plusieurs modèles et des questions à l’attention de nos collègues français

Cette contribution présente l’état du débat concernant la néolithisation de la Grande-Bretagne et de l’Irlande et un recensement des nouveaux modèles et des découvertes qui sont apparus depuis notre publication sur le sujet en 2009. Le but est de solliciter l’attention de nos collègues du Nord et du Nord-Ouest de la France sur certaines questions.

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Identification et définition du plus ancien Néolithique dans les îles britanniques : nouvelles données et implications pour les contacts trans-Manche

Cet article résume les avancées récentes dans notre connaissance du plus ancien Néolithique des îles Britanniques. Alors que les anciennes théories insistaient sur le caractère insulaire de cette période, de nouvelles données de terrain, pour la plupart issues de l’archéologie préventive, ont demontré que le premier Néolithique britannique présentait de nombreux points communs avec le Néolithique moyen sur le continent. Le caractère insulaire du Néolithique britannique ne s’affirmera que quelques siècles plus tard.

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Rassembler le temps : la datation des enceintes à fossés interrompus du Néolithique ancien du sud de la Grande-Bretagne

Cet article présente les principaux résultats d’une enquête récente menée sur la datation des enceintes à fossés interrompus du Néolithique ancien du sud de la Grande Bretagne et de l’Irlande. À partir de 400 nouvelles datations radiocarbone, la durée d’occupation de près de 40 sites est discutée à l’aide de nouvelles méthodes et comparée à un nombre équivalent de datations préexistantes. L’analyse de ces résultats dans un cadre statistique bayésien a permis d’obtenir des données chronologiques beaucoup plus fiables qu’auparavant. Il est donc possible de retracer l’histoire plus détaillée de chaque monument et d’inscrire désormais l’émergence et le développement des enceintes à fossés interrompus britanniques dans un cadre chronologique cohérent. En conclusion, le rôle des enceintes dans la néolithisation du sud de la Grande Bretagne est brièvement présenté.

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Le Néolithique moyen II dans le sud-ouest du Bassin de l’Escaut : nouveaux éléments dans le groupe de Spiere

Depuis une décennie, la documentation concernant le Néolithique moyen II du Nord de la France s’est renouvelée et étoffée notamment grâce à l’archéologie préventive. Ces nouvelles données montrent que les caractères originaux qui avaient permis de définir le groupe de Spiere sont représentés sur les sites du Nord de la France tant dans le mobilier céramique que dans l’industrie lithique. Les premières analyses des séries céramiques et lithiques ne manifestent pas une évolution évidente au cours des quatre ou cinq siècles d’existence de ce groupe, suggérant au contraire une relative stabilité sur toute la période. Pourtant, les dates radiocarbone décrivent deux séquences principales avant et après 4000 avant J.-C., encore difficiles à expliquer, mais qui pourraient recouper la nature ou la fonction différentes des sites. En tout état de cause, ces nouvelles données confirment l’impact des deux grandes entités culturelles voisines, le Michelsberg et le Chasséen septentrional, au sein de la culture matérielle.

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Du Néolithique récent à l’âge du Bronze dans le centre nord de la France : les étapes de l’évolution chrono-culturelle

Le travail collectif réalisé depuis 2001 dans le cadre d’un PCR sur la fin du Néolithique et le début de l’âge du Bronze dans le Centre Nord de la France aboutit aujourd’hui à une nouvelle périodisation en huit étapes de l’intervalle compris entre 3600 et 1800 avant J.-C. Bien que certaines lacunes subsistent, en particulier pour les transitions entre le Néolithique moyen et le Néolithique récent d’une part et entre le Néolithique récent et le Néolithique final d’autre part, ce cadre chronologique plus précis permet de synchroniser les principales étapes du Centre Nord de la France avec celles des régions voisines, pour proposer une vision plus dynamique des phénomènes culturels.

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L’occupation du Nord-Ouest de la Belgique aux 4e et 3e millénaires : bilan des recherches récentes en région sablonneuse

Cet article fait le bilan des découvertes récentes concernant l’occupation aux IVe et IIIe millénaires en région sablonneuse du nord-ouest de la Belgique.  Suite à une augmentation de fouilles de sauvetages de grande surface, notre connaissance du Néolithique, jusqu’ici encore très lacunaire, s’est progressivement améliorée et continue à le faire.  Le Néolithique semble commencer aux alentours de 4 000 avant J.-C. avec une expansion vers le nord de la culture Michelsberg / groupe de Spiere du bassin supérieur de l’Escaut. Une deuxième extension septentrionale date du Néolithique final, avec l’apparition du groupe de Deûle-Escaut en région sablonneuse. Ces deux phases sont séparées par une période d’environ un millénaire sur laquelle on n’a pratiquement pas d’information archéologique. La fin du Néolithique est documentée par une série de découvertes de globelets campaniforme.

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Schipluiden and the final stage of neolithisation in the lower Rhine Basin

Schipluiden et la fin de la néolithisation dans le Basin Rhénan Inférieur

La néolithisation aux Pays Bas

Notre compréhension du processus de la néolithisation dans la partie occidentale de la plaine de l’Europe septentrionale - entre Flandres et l’Elbe - est fondée essentiellement sur la richesse de l’information des sites d’habitation préservés dans les sédiments à l’embouchure du delta du Rhin et de la Meuse. Ce wetland bias peut être considéré comme un handicap, mais c’est aussi une bénédiction, vu que dans les régions sableuses rarement plus que le matériel lithique est préservé.

Il est néanmoins clair sur base de ces données que la néolithisation est caractérisée par :
1) une frontière statique de longue durée exactement le long du bord septentrional du loess, avec les peuples agriculteurs néolithiques d’un côté et les chasseurs-cueilleurs de l’autre. 
2) des contacts réguliers dès le début, mais sans effets observables chez les communautés néolithiques.
3) une adoption très graduelle des éléments néolithiques par les chasseurs-pêcheurs-cueilleurs. On peut distinguer quatre phases :
1) une néolithisation matérielle à partir de c. 5000 cal BC, commençant avec l’acquisition des herminettes rubanées et la production de poterie indigène de type Swifterbant,
2/3) une néolithisation idéologique et économique avec
• des dépôts intentionnels cultuels et l’introduction des animaux domestiques à partir de c. 4600 cal BC,
• des nécropoles modestes et l’introduction des plantes cultivées à partir de c. 4200 cal BC,
4) une néolithisation sociale à partir de c. 3600 cal BC avec des maisons rectangulaires construites en bois, des réalisations collectives et l’aménagement des espaces domestiques.
Ce ne sont pas les populations Rubané et ses leurs successeurs (Blicquy et Rössen) qui ont eu un impact déterminant sur les populations mésolithiques mais le Michelsberg de la Rhénanie et le Groupe de  Spiere, vers la fin du IVe millénaire.

Schipluiden

Le site de Schipluiden est situé dans la région côtière de la Hollande, près de La Haye. L’occupation est attribuable au Groupe de Hazendonk, et est datée de 3600-3300 avant JC. Ce groupe trouve son origine dans le secteur méridional de la culture de Swifterbant et avait des contacts plus intensifs avec les agriculteurs. La communauté de Schipluiden se composait de 4-5 ménages qui s’étaient  établis de manière permanente sur une dune peu élevée au milieu d’un riche pâturage naturel. Ils pratiquaient une vraie économie semi-agraire, en combinant la tradition ancienne de l’exploitation des écozones différentes avec l’élevage et la culture des céréales ou, proprement dite, une extended broad spectrum economy. L’importance des ressources aquatiques est attestée clairement par les valeurs ∂13C et ∂15N. La situation du  site était aussi stratégique pour l’exploitation de l’estuaire du Rhin et de la Meuse et les marais de la plaine deltaïque. Nous observons cette combinaison d’éléments « archaïques » mésolithiques avec les nouveautés néolithiques aussi dans d’autres facettes culturelles : des ossements humains dispersés dans des zones de déchets face à des sépultures fléchies, des foyers creusés dans le sol de type mésolithique en contraste avec un espace collectif pour assurer de l’eau fraîche par des puits d’eau et l’enceinte de l’habitat entière avec un treillage, qui était reconstruit deux fois.

Diversité intrarégionale

Trois autres sites de la même période ont été fouillés récemment. Ils montrent des différences remarquables. L’un (Rijswijk) est complètement agraire, un autre (Wateringen) est un site avec une seule maison et de durée restreinte, le troisième (Ypenburg) est très étendu avec des centres d’occupation séparés en combinaison avec un cimetière de 35 inhumations. Il existait apparemment une grande indépendance au niveau du groupe local en l’adoption des éléments néolithiques, aussi bien dans le domaine économique et l’organisation de l’espace que dans la pratique funéraire. Tout ceci peut s’expliquer par la notion d’agency au niveau du groupe local.
Conclusion

Le processus de néolithisation dans l’ouest de la Plaine boréale est extrêmement original dans la perspective européenne en raison de sa longue durée et de sa succession en phases distinctes. Le Néolithique dans cette région n’est pas initié par  une motivation sociale : l’aspect matériel précède les aspects économiques et idéologiques. Le site de Schipluiden se situe au moment crucial où le « paquet néolithique » est complété par des aspects de l’organisation sociale, mais sans avoir totalement renoncé aux caractéristiques de la vie traditionnelle mésolithique. Les conditions de préservation parfaites des marais deltaïques nous permettent d’avoir une vue sur la différentiation à l’échelle microrégionale des processus d’interaction entre agriculteurs et chasseurs-pêcheurs-cueilleurs, qui apparemment entretenaient des contacts au niveau du groupe local.

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Mairy (Ardennes françaises) : un site d’habitat ... ou pas ? Premiers éléments de réflexion sur la fonction du site

L’interprétation de Mairy comme habitat peut sembler aller de soi vues les caractéristiques du site et notamment la présence de plusieurs dizaines de bâtiments associées à des fosses « d’habitat ». Elle peut cependant  être mise en question à partir d’une première approche de la configuration générale du site, et d’une analyse sommaire des « fosses-silos » et de leur contenu, dont l’interprétation comme fosses de stockage réutilisées en dépotoir est fin alement rejetée. L’analyse des associations céramiques issues de ces mêmes fosses permet de définir une périodisation en trois phases, mais met aussi en évidence la coexistence sur le site, tout au long de cette durée, de deux traditions céramiques différentes. La première renvoie à une aire culturelle septentrionale : initialement impactée par un Michelsberg ancien type Mayen, on peut ultérieurement l’assimiler au Michelsberg belge. La seconde est clairement occidentale, proche initialement du Menneville et des phases anciennes de Boury-en-Vexin ; elle semble ensuite subir des influx issus cette fois du sud de l’aire Michelsberg rhénane, sans que son ancrage occidental, qui se traduit par une parenté morphologique globale avec le groupe de Noyen, soit remis en cause. Au-delà des aspects “ cérémoniels ” mis en évidence à partir des fosses-silos et de leur contenu, la présence de deux groupes culturels sur le site atteste en outre de sa dimension supra-régionale, comme lieu de rencontre de deux communautés culturellement différenciées.

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Des pots dans les mines. La céramique Michelsberg des minières et de l’enceinte du site de Spiennes (Hainaut, Belgique)

La céramique Michelsberg découverte dans le contexte des minières néolithiques de silex de Spiennes n’avait pas, à ce jour, fait l’objet d’une approche globale. C’est ce que tend à réparer le présent article, en conjuguant les données du corpus céramique avec les datations radiocarbone les plus récentes. La place de la céramique Michelsberg par rapport aux vestiges miniers est ainsi abordée, de même que la relation entre les exploitants des minières et les constructeurs de l’enceinte.

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L’enceinte Néolithique moyen de Goulet "Le Mont" (Orne) dans son contexte environnemental

Le site de Goulet "Le Mont" a été mis en évidence lors du diagnostic de l’autoroute A88 entre Caen et Sées. Il est situé à proximité d’Argentan sur les premiers plateaux dominant l’Orne, qui coule à quelques centaines de mètres, et surmonte un de ses affluents, l’Houay. Le site est installé sur la pente de cette vallée. Il se matérialise sous la forme de tronçons de fossés de 10 à 50 mètres de longueur, qui dessinent une vaste enceinte, dont le diamètre est estimé, d’après les résultats de la fouille, les photographies aériennes et les l’étude par résistivité electromagnétique, à 550 mètres, soit 1,7 kilomètre de fossé et une surface interne d’une vingtaine d’hectares. Dans le cadre de la fouille, seule la façade occidentale de cette structure a pu être observée. Les fossés ont été creusés aux dépens du substrat calcaire. Celles situées plein ouest sont réduites à une trentaine de centimètres sous le niveau de décapage (0,70 mètre sous la surface du sol) tandis que les autres s’enfoncent de 1,30 à 2 mètres sous ce même décapage. Le mobilier découvert au sein du fossé est peu fréquent. Il se rattache au Néolithique moyen II, entre 4400 et 3600 BC d’après les datations absolues. Le comblement de la structure a permis la réalisation d’un transept pollinique qui a révélé entre autres un impact important de la céréaliculture dans l’environnement immédiat de l’enceinte. 

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An outline of the subsistence of the Vlaardingen culture from the Netherlands

Les fouilles sur plusieurs lieux d’habitation de Group de Vlaardingen dans les Pays-Bas ont livré inter alii des restes botaniques et d’animaux. Ces reliques donnent de l’information sur la subsistance, quant aux produits primaires et secondaires. Ils sont indicatifs pour l’élevage, la chasse, l’agriculture et le recueil de plantes mangeables.  Il semble que les sources exploitées sont notablement d’origine locale ou régionale. Malheureusement les données archéobotaniques et –zoologiques actuelles ne permettent pas des conclusions sur la durée de l’habitation (pendant toute l’année ou une saison).

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Le site Néolithique récent-final de "La Garenne" à Gaillon (Eure) et ses structures de combustion

Le site de Gaillon "La Garenne" (Eure) fouillé récemment dans la carrière Lafarge-Granulat en bord de Seine, fut daté du Néolithique récent-final. Ce site de Haute-Normandie vient enrichir nos connaissances sur le mode d’habitat et ses activités annexes sur cette période dont les données restent encore très indigentes dans la région.  L’opération qui eut lieu en 2008 a notamment mis au jour dans deux secteurs de décapage d’une superficie totale de 1882 m2 un ensemble de huit foyers à pierres chauffées bien conservés dont six d’entre eux étaient visiblement disposés par paire. La présence de nappes de mobilier lithique et céramique à proximité et une série de datations par thermoluminescence des sédiments sableux issus des foyers ont permis de rattacher ce site au IIIe millénaire avant J.-C. (date moyenne TL : 2500 ans). Quelques indices dans le mobilier lithique et céramique tendraient à vieillir l’occupation ou tout au moins à montrer quelques divergences d’ordre chronologique et/ou culturel par rapport au groupe du Gord et son site de référence en Picardie, celui de Bettencourt-Saint-Ouen. Les analyses effectuées sur les foyers par paire (analyses pétrographiques, biochimiques, analyse des phytolithes) tendent à confirmer leur appariement dans leur composition et leur fonctionnement. Ces analyses fournissent par ailleurs des informations intéressantes sur le type de combustible employé et leur fonction culinaire sans toutefois l’élucider clairement. Le fumage est l’une des hypothèses retenues.  Mais elle devra être vérifiée par des analyses complémentaires et des analyses comparées ethnographiques et expérimentales.

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L’architecture domestique des sites du 3e millénaire avant notre ère dans le Nord de la France

La multiplication des découvertes de bâtiments dans le Nord-Ouest de la France permet de présenter un premier bilan sur l’architecture domestique de la fin du Néolithique. à partir de plusieurs plans complets et bien conservés, ces architectures de bois édifiées dans le courant de la première moitié du IIIe millénaire avant notre ère lors de l’expansion principale du groupe Deûle-Escaut, ont été replacées dans leur contexte géographique et confrontées dans leurs dimensions et leurs systèmes de construction. Les diverses architectures illustrent probablement des fonctions différentes. Certains édifices massifs affichent un caractère ostentatoire indéniable et quelques gisements se développent au sein d’enclos palissadés. A l’autre extrémité, de petits bâtiments, peu nombreux, sont implantés dans des espaces ouverts à côté de bâtiments de taille moyenne, les plus nombreux, dont les surfaces au sol sont toutefois supérieures à 100 m².  Malgré des différences indéniables, les similitudes sont nombreuses. Le maintien des proportions dans l’organisation des espaces internes et les modèles architecturaux appliqués d’un édifice à l’autre, sur des distances géographiques relativement importantes, illustrent un partage des savoir-faire évoluant entre 2900 et 2400 avant notre ère.

Les variations morphologiques de ces structures d’habitat, sur une séquence longue de cinq siècles, offrent l’opportunité de proposer un modèle d’évolution typo-chronologique pour le Nord de la France.

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Cartographie du phosphore dans des bâtiments allongés du Néolithique dans le Nord de la France, en Belgique et au Luxembourg

L’objectif de ce travail est la meilleure compréhension de l’affectation des bâtiments allongés du Néolithique par le biais de cartographies du phosphore et de leur évolution. Un accent particulier est mis sur les dernières études récentes qui comprennent plusieurs maisons du Néolithique final. Les cartographies ont été menées à l’aide de tests de phosphore systématiques et de quelques analyses de phosphate total plus ciblées. Certaines tendances se dessinent en matière d’affectation et d’organisation des bâtiments, même si les études de ces bâtiments ne sont pas toutes achevées. Des aspects  fondamentaux de méthodologie et de taphonomie ressortent de ces premiers résultats et permettent d’orienter les études futures dans les régions concernées.

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Le paysage durant le Néolithique dans le Nord de la France : nouvelles données polliniques sur le subboréal

Ces dernières années, des interventions d’archéologie préventive nous ont donné l’occasion d’aborder des contextes particuliers de bords de berges anciennes, où les conditions de piégeage et de conservation du pollen étaient propices à leur analyse. De plus, ces couches étant datées par du matériel archéologique - Néolithique moyen et récent et âge du Bronze dans le cas de ces études - le calage chronologique y est bien plus précis et plus fiable que dans des séquences en contextes naturels, où les attributions chronologiques sont basées sur des corrélations et des datations radiocarbones.

L’étude des séquences de Bazoches-sur-Vesle "Le Muisemont" (Aisne) et de Houplin-Ancoisne "Le Marais de Santes" (Nord) nous a ainsi permis d’appréhender l’environnement végétal durant le Subboréal, témoignant ici d’une grande stabilité du paysage par rapport à la période précédente, à savoir l’Atlantique, contemporaine du Mésolithique récent et du Néolithique ancien/moyen.

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Les faunes du Néolithique moyen dans le Nord de la France : bilan et pistes de recherches

Les faunes d’une trentaine de sites Néolithique moyen du Nord de la France, étudiées récemment ou plus anciennement, sont analysées dans le but de rechercher une structuration des rejets en rapport avec le contexte archéologique dont ils proviennent. Cela concerne les trois principales catégories de contextes : les enceintes, les couches et les habitats en fosse. La période chronologique considérée va de 4 200 BC à 3 800 BC et concerne les cultures Cerny, Chasséen, Michelsberg, Groupe de Noyen et Groupe de Balloy. Certaines tendances de fond émergent, comme la baisse des bovins sur le très long terme et l’importance des porcs. La relation entre espèces représentées et contexte archéologique montre que les couches, examinées au sein de leur propre entité culturelle, suivent les mêmes tendances que les enceintes, alors que les sites à fosses sont différents. Ainsi, pour ce qui est de la consommation d’animaux domestiques, enceintes et couches sont similaires, c’est-à-dire que l’on trouve par ordre d’importance les bovins, puis les porcs puis les moutons et les chèvres. Par contre, les habitats avec fosses sont différents, puisque les rejets présentent moins de bovins et plus de porcs que dans les deux autres catégories de contextes. Le grand gibier est présent dans toutes les enceintes, ce qui n’est pas le cas des couches et des fosses. Le cerf y domine le sanglier et l’aurochs, le chevreuil étant en faible quantité. Les raisons de ces divergences ne sont pas encore explicitées et des pistes de recherche sont envisagées.

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Diffusion du silex de Spienne et du silex Bartonien du Bassin parisien dans le Nord de la France et en Belgique de la fin du 5e millénaire au début du 4e millénaiure BC : une première approche

Ce travail constitue une première étape de cartographie de la diffusion du silex des centres spécialisés que sont les minières pour le nord de la France et la Belgique, au travers des exemples de Jablines (Seine-et-Marne, France) et de Spiennes (Hainaut, Belgique). L’objectif est de mesurer leur impact sur l’économie lithique des habitats et d’estimer leur rayonnement respectif. L’étude menée montre une circulation à longue distance, à plus de 200 km. Elle permet aussi de mettre en évidence des axes de circulation privilégiés des différentes matières premières qui, pour certains, s’accordent avec les sphères culturelles en présence et pour d’autres les transcendent.

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Différencier les armatures de flèches du Chasséen et du Michelsberg en Bassin parisien

L’opposition au sein du Bassin parisien au Néolithique moyen entre les groupes chasséens (Chasséen septentrional et Chasséen de Bourgogne) et le Michelsberg s’exprime particulièrement bien à travers les armatures de flèche : dominance des armatures tranchantes pour les premiers, dominance des armatures perçantes pour les seconds. Ces pointes de flèche ont été examinées du point de vue typologique et technologique, ce qui permet de préciser la chronologie des groupes culturels et de mieux appréhender les processus qui divisent la région au Néolithique moyen. L’approche technologique permet de caractériser les manières de faire, elles-mêmes tout aussi variables et pertinentes que la typologie brute. Ainsi, l’identification d’une méthode de débitage propre au Michelsberg ancien permet de bien caractériser les armatures, en particulier sur un corpus d’armatures perçantes dites foliacées dont aucune typologie n’a réussi à rendre pleinement compte.

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Production et fonction des outillages au Néolithique final dans la vallée de la Deûle (Nord - Pas-de-Calais)

L’étude des outillages de quatre sites du Néolithique final de la vallée de la Deûle (Nord-Pas-de-Calais) est abordée de manière à identifier les chaînes opératoires mises en œuvre, depuis l’acquisition des matières premières jusqu’à la transformation et/ou la consommation en passant par les différentes étapes de traitement des matériaux concernés. La combinaison des données paléo-environnementales avec les résultats des analyses technologiques et fonctionnelles effectuées sur les outils en pierre, en matières dures animales ou encore en terre cuite permet de définir une partie des activités réalisées sur ces sites et d’aborder la notion d’interactivité des outillages. D’après les premiers résultats, l’exploitation des ressources végétales paraît revêtir une importance particulière dans ce contexte.

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L’enceinte Michelsberg de Crécy-sur-Serre (Aisne, France). Présentation préliminaire

Le retranchement a été établi sur un plateau peu élevé en bordure de la Serre, un affluent de l’Oise. Le fossé d’enceinte, seule structure reconnue pour le Néolithique moyen II, délimite sur trois côtés une surface subrectangulaire d’une quinzaine d’hectares. La variabilité morpho-dimensionnelle du fossé d’enceinte ne permet pas d’envisager la présence d’un rempart de conception standardisée sur la totalité du développement périphérique. Divers aménagements domestiques ont été observés dans le comblement du fossé (four, structure de combustion empierrée, foyers). Aux rejets détritiques classiques s’ajoutent quelques dépôts qui semblent témoigner de manifestations plus symboliques. La typologie céramique se prête à de nombreuses comparaisons avec les mobiliers des sites Michelsberg ancien des vallées de l’Aisne et de la Vesle, plus au sud. Quelques récipients sont d’inspiration chasséenne. Les dégraissants employés (silex brûlé, mousse), par contre, permettent un rapprochement avec la Belgique et la région Nord - Pas-de-Calais.

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L’enceinte Néolithique moyen II de Carvin "La Gare d’Eau" (Pas-de-Calais). Présentation préliminaire

L’enceinte de Carvin "La Gare d’Eau" appartient au groupe chrono-culturel néolithique moyen de Spiere. Située à proximité de la Deûle, elle ceint une butte bordée de zones humides par un système organisé de fossés et palissades concentriques. Ceux-ci s’interrompent fréquemment, selon un agencement précis afin de créer des passages entre extérieur et intérieur de l’enceinte. Dans la surface enclose, outre des structures de stockage, deux bâtiments ont été identifiés. L’ensemble des structures a livré une grande quantité de mobilier, notamment céramique.

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La céramique Néolithique moyen II de l’enceinte de Lauwin-Planque (Nord) : approche technologique et morphologique

L’enceinte Néolithique moyen de Lauwin-Planque (Nord) a livré une importante série céramique. L’étude de la céramique, selon deux angles d’approche, la technologie et la morphologie, a permis une meilleure définition du contexte régional et l’attribution de Lauwin-Planque au groupe de Spiere. D’autre part, la reconstitution des chaînes opératoires grâce à l’analyse technologique, offre la possibilité de poser des hypothèses sur les potiers de Lauwin-Planque. Les céramiques de cet ensemble se caractérisent par une importante variabilité technique et par une facture peu soignée.  Morphologiquement, les vases sont peu standardisés. Après ces premiers résultats, il est possible de réfléchir sur la transmission des savoir-faire.

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Les bâtiments du Néolithique final des Vaux à Moulins-sur-Céphons (Indre) et les apports de la prospection géophysique

Le site de Moulins-sur-Céphons est situé à proximité de la ville de Levroux, dans le département de l’Indre. Cet article présente la prospection géophysique réalisée en 2007, qui a permis de redéfinir la notion même de ce site néolithique d’une superficie d’environ 6 ha. Nous faisons un bilan des différents résultats en montrant l’intérêt de la prospection magnétique comme méthode de localisation, mais également comme méthode de caractérisation de certains phénomènes archéologiques. Des hypothèses pouvant expliquer l’absence de données en certains endroits seront abordées. Enfin, grâce à la cartographie réalisée, le plan trouve des comparaisons avec les gisements à bâtiments monumentaux de la façade Atlantique.

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Secteurs « néolithiques » et présence du groupe de Gord à Mer "Les Portes de Chambord II" (Loir-et-Cher)

À l’occasion d’un diagnostic de très grande envergure réalisé par l’Inrap à Mer - "Les Portes de Chambord II" en 2008, deux ensembles et deux structures ont livré du matériel céramique et lithique attribuable au Néolithique final. Le lot céramique de la structure F1517 comporte trois types de production. Un premier regroupe les récipients de petite taille à fond rond ou plat non débordant, dont les parois sont les plus fines du corpus et dont le traitement de surface a été poussé quelquefois jusqu’au lustrage. Le deuxième ensemble, d’aspect plus grossier, rassemble les grandes productions à fond plat, à parois épaisses, dont les formes tronconiques dites « en pot de fleur ». Ces vases sont fréquemment munis de languettes horizontales. Un troisième et dernier ensemble reprend les louches et les cuillers, particulièrement abondantes dans cette structure et portant quasi systématiquement un engobe grisâtre. Le mobilier lithique compte une majorité de microdenticulés réalisés sur des supports très variés - y compris une armature de flèche recyclée - ainsi que quelques fragments de hache polie et une soie de poignard de type pressignien.

Localisé sur la frange méridionale du plateau beauceron en vallée de Loire moyenne, seuls le Quessoy et le Gord pourraient avoir eu une influence régionale sur la communauté méroise. Toutes les formes céramiques présentes à Mer trouvent des parallèles avec le site éponyme de Gord, avec celui de Bettencourt-Saint-Ouen dans la Somme et avec celui d’Ecury-le-Repos dans la Marne. Si le groupe du Gord a atteint la vallée de la Loire, on peut s’interroger sur d’éventuels contacts avec les groupes méridionaux des Matignons et du Peu-Richard.

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Nouvelles données sur les ateliers de taille du silex du Néolithique final dans la région du Grand-Pressigny : présentation préliminaire du site de "Bergeresse" à Abilly (Indre-et-Loire, France)

Dix-huit amas de débitage ont été fouillés de 2006 à 2009 sur le site de "Bergeresse" à Abilly (Indre-et-Loire - France) sur une surface de 5 000 m2. Ils résultent tous de la production de grandes lames sur nucléus de type « Livre de beurre », au Néolithique final. Toutefois, à côté des restes de taille issus de cette chaîne opératoire, d’autres débitages laminaires sont présents, correspondant à la reprise des livres de beurre. La découverte de vestiges domestiques (outillage en pierre taillée et polie, meules, céramique…) associés à deux amas a montré que le site, considéré initialement comme un lieu spécifiquement dédié au débitage du silex, avec de petits ateliers distincts des zones d’extraction de la matière première, était en réalité plus complexe. Les données issues de la fouille de "Bergeresse" et un réexamen des résultats des travaux antérieurs permettront de renouveler les connaissances et les perspectives de recherches dans le secteur du Grand-Pressigny, dans de nombreuses directions (économie des matières premières, fonctionnement des ateliers de taille, productions lithiques, organisation des sessions de taille, transmission des savoir-faire, cadre chrono-culturel …).

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Etude typologique, technologique et culturelle de la céramique du Petit-Paulmy à Abilly (Indre-et-Loire)

Une étude qualitative et quantitative a permis d’évaluer le nombre minimum et le nombre maximum d’individus céramiques attribués au Néolithique final. Le corpus comprend trois groupes typo-techniques qui correspondent à trois phases chrono-culturelles.
Une quantification des différents types morphologiques permet de donner une image du répertoire céramique du site au Néolithique final. Les matériaux utilisés pour la fabrication des poteries sont d’origine locale. Il existe une bonne corrélation entre les épaisseurs et les formes des poteries, mais aussi avec les différentes techniques (lissage, raclage, battage, brunissage) utilisées pour leur production. Les poteries des trois formes principales ont été fabriquées à partir de douze chaînes opératoires différentes qui ont été reconstituées en détail. Le corpus est majoritairement représenté par deux grands ensembles typo-techniques qui semblent appartenir à deux grandes traditions céramiques présentes dans une grande partie de la moitié nord de la France. La contemporanéité de ces deux traditions, ainsi que l’attribution culturelle du site, sont discutées.

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L’occupation Michelsberg de Pont-de-Bonne "Rocher du Vieux-Château" (Modave, Province de Liège, Belgique). Présentation liminaire

Depuis le début des recherches sur l’éperon barré de Pont-de-Bonne (Modave, Belgique), nous avons mis au jour des artefacts appartenant au Néolithique moyen. Plus récemment, lors de la fouille du système d’entrée de la fortification, un trou de poteau et une zone d’épandage ont pu être étudiés. Ces structures contenaient un important mobilier archéologique (céramique, industrie lithique et osseuse, faune). Trois datations radiométriques ont été obtenues. L’ensemble céramique est caractéristique du Michelsberg belge et un vase décoré présente des affinités Bischheim.

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Une ou deux nécropoles monumentales à Passy ? Identité biologique et recrutement des défunts

Les structures monumentales de la nécropole Cerny de Passy (Yonne) ont livré 30 individus, qui se répartissent pour moitié entre le secteur nord, "La Sablonnière", et le secteur sud "Richebourg". Depuis les travaux de terrain menés entre 1982 et 1985, l’analyse de la composition de cet échantillon sur des critères d’âge et de sexe n’avait encore jamais été réalisée. Menée à l’échelle globale de la nécropole, la distribution des hommes et des femmes ne montre aucun déséquilibre patent. En revanche, cette étude démontre qu’une partie des plus jeunes enfants et certains adultes ont été exclus de cet espace sépulcral. De façon tout à fait surprenante, ces règles n’ont été appliquées qu’à "Richebourg" : l’accès aux tombes monumentales de "La Sablonnière" n’a en effet pas été conditionné par l’âge des défunts. Un recrutement lié à la parenté biologique en fonction des deux secteurs est par ailleurs suspecté. Ces divergences tendent à remettre en question l’unité de la nécropole de Passy et nous conduisent à envisager ses deux « secteurs » comme une réalité palethnologique.

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Quelle fonction pour les meules du Néolithique ancien de la moitié Nord   de la France ? Apports et limites de l’analyse phytolithique

L’analyse fonctionnelle des outils de broyage, et notamment l’analyse optique des traces d’utilisation développée ces dernières années, permet de reconstituer leur fonctionnement et la nature même des substances transformées. Le présent article discute l’apport complémentaire d’une analyse des phytolithes piégés en surface des meules à la compréhension des pratiques alimentaires et techniques de broyage techniques néolithiques. L’exemple de deux séries du Néolithique ancien de la moitié nord de la France (Berry-au-Bac "Le Vieux Tordoir" et Loison-sous-Lens) souligne le potentiel informatif mais également des limites inhérentes à l’utilisation de cette méthode pour l’analyse des meules en climat tempéré. 

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Fosses étroites aux parois sub-verticales dans le Nord de la France : élaboration d’une démarche interdisciplinaire et premiers résultats

Depuis quelques années, des archéologues s’interrogent sur la fonction de certaines fosses assez profondes, à base nettement rétrécie, aux parois inférieures sub-verticales et dont la plupart ont une fourchette globale allant du Néolithique à l’âge du Bronze. L’interdisciplinarité et l’application des disciplines paléoenvironnementales nous semblent déterminantes pour fournir des arguments concrets permettant à l’avenir de discriminer les différentes propositions fonctionnelles actuelles et d’apporter des éléments constitutifs d’une démonstration. L’objectif de cette contribution est surtout d’ouvrir le débat et ce en commençant par proposer de nouvelles rubriques au sein d’une future base de données archéologique et environnementale. . Cette contribution est complémentaire de celle d’Achard et al. sur le même sujet.

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Les fosses à profil « en V-Y-W » / Schlitzgruben : retour sur une enigme

Ce poster a été conçu en collaboration avec un autre poster (cf. ce volume : Fechner et al.) afin d’illustrer les deux facettes, archéologiques et environnementales, de la série de faits archéologiques que sont les fosses à profil en V (ou Schlitzgrube). Ici, les recherches menées en Champagne et en Normandie montrent qu’il s’agit d’un phénomène qui couvre non seulement un large territoire du nord de la France mais également de l’Europe centrale et occidentale, et une étendue de temps également très longue, du début du Néolithique jusqu’au début de l’âge du Bronze. Certaines études de cas offrent la possibilité de détailler leur variabilité morphologique, le rythme de leur utilisation et l’environnement dans lequel elles ont été creusées. Leur fonction fait l’objet de discussions depuis un siècle principalement en raison de leur pauvreté en mobilier archéologique. Pourtant, d’après nombre de données environnementales et archéologiques récentes et de documents ethnoarchéologiques, l’hypothèse de piège à herbivores sauvages doit être examinée avec beaucoup d’attention.

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Les horizons néolithiques du site des "Sablins" étaples (Pas-de-Calais). Résultats préliminaires du programme 2003-2009

Le premier bilan d’un programme de six ans récemment achevé est ici présenté succinctement. De nombreuses données sont venues s’ajouter à celles recueillies par nos prédécesseurs. Parmi celles-ci, on retiendra particulièrement la mise en évidence de nombreuses empreintes de piquets résultant de l’ancrage de structures périssables s’élevant hors sol, ainsi que la découverte d’un récipient céramique présentant des points de similitude avec les productions Carinated Bowls britanniques. En parallèle, le paléo-environnement des occupations a été éclairé par une étude géomorphologique.
Tous ces éléments, qui restent encore à préciser par des recherches en cours, contribuent à l’interprétation fonctionnelle du site, situé dans un estuaire de première importance pour la problématique des relations transmanche.

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Living from the mountains to the sea : understanding neolithic settlement and society in the Dublin-Wicklow Uplands and Lowlands

Le principal objectif est de fournir une analyse détaillée des premiers peuplements ainsi que des rituels et pratiques funéraires préhistoriques dans l’est de l’Irlande, et plus spécifiquement dans les comtés du sud de Dublin, nord de Wicklow et est de Kildare. Récemment, le développement important des infrastructures dans la région a permis la découverte de nombreux vestiges culturels préhistoriques. Le volume, la qualité et la nature de ces données sont inédits et permettent une meilleure compréhension des peuplements humains et du développement des premiers systèmes économiques et sociaux au sein de ce paysage varié.  Une approche globale du paysage a été menée pour appréhender la richesse de la culture matérielle dans la région. À travers l’étude de l’agencement des sites et de leur relation avec le paysage, ce travail va au-delà des récits traditionnels régionaux en donnant des informations sur la relation qu’avaient les hommes avec leur environnement à travers les différentes échelles de temps de l’occupation néolithique.

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Une approche pluridisciplinaire des sites du Néolithique final entre Deûle et Escaut : premiers résultats et perspectives

Les sites fouillés, depuis une dizaine d’années, dans le cadre des opérations d’archéologie préventive dans les vallées de la Deûle et de l’Escaut apportent des éléments inédits au Deûle-Escaut, groupe régional du Néolithique final identifié en 1984. La qualité de la documentation est liée, en particulier, au caractère fortement structuré des habitats et à la richesse des vestiges mobiliers associés. Depuis 2008, l’étude interdisciplinaire et pluriannuelle de ces gisements s’inscrit dans l’un des axes de la programmation scientifique de l’Inrap consacré à La fin du Néolithique aux pourtours du Bassin parisien. L’objectif de ce programme est de définir les composantes culturelles du Deûle-Escaut et son extension géographique dans un cadre chronologique fiable. Il s’agira également d’en préciser l’origine, la durée, l’évolution et de tenter d’identifier les relations qu’il a pu entretenir avec les groupes culturels contemporains des régions limitrophes.

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